Après un week-end de gueule de bois, le web commence tout juste à entrevoir les conséquences en chaîne de la fermeture de MegaUpload, imposée par la justice fédérale jeudi dernier.
Depuis hier, c’est FileSonic, autre acteur majeur du direct download, qui a quasi suspendu ses activités. Désormais, seuls les abonnés ont accès à leur contenu, et tous les liens pointant vers FileSonic sont bloqués.
FileSonic, qui possède des bureaux en Grande-Bretagne et à Hong Kong, préfère visiblement prendre les devants plutôt que de tomber à son tour, probablement à cause d’une option qui l’exposait sérieusement : un système de récompense pour les uploads populaires, qui promettait par exemple 35 dollars pour 1000 téléchargements d’un contenu fourni par un abonné au programme premium.
Rien d’illégal, étant donné que le principe du direct download s’abrite derrière le Digital Millennium Copyright Act (DMCA) en permettant à tout ayant droit de demander la suppression immédiate d’un contenu protégé repéré en ligne. Mais ce modèle est attaquable si le propriétaire des serveurs est pris à encourager le partage d’oeuvres soumises au droit d’auteur. Dans le cas de MegaUpload, c’est ainsi — selon le FBI — le fait que l’entreprise gérée par Kim Schmitz payait des internautes pour uploader du contenu illégal qui a permis à la procédure fédérale américaine d’aboutir.
FileSonic n’est pas le seul à trembler en ce début de semaine. Uploaded.to est lui indisponible depuis le territoire américain depuis ce week-end, tandis que le site de streaming Allo-show-tv.com est lui suspendu jusqu’à nouvel ordre, promettant sur sa page d’accueil revenir bientôt « avec du contenu légal et libre de droits ».
Source : http://www.ecrans.fr/